La nuit Noire de l'Âme

Publié le par Muse

La nuit obscure de l'âme (ou nuit noire de l'âme) est une expression attribuée à l'origine à Jean de la Croix, et qui désigne une expérience passagère de désolation spirituelle dans l'expérience mystique, un temps où « Dieu est caché » ou même la foi semble vaciller. Qualifié de « Sahara du cœur » par Richard J. Foster, c'est le temps où l'Homme « mesure son indignité dans un mouvement de descente » avant de mesurer « sa grandeur dans un mouvement de remontée vers la lumière ». Il ne s'agit donc pas d'une expérience négative. Elle permettrait de purger l'âme de ses défauts et de l'enrichir en vue d'un mariage mystique ultérieur.

Ce terme se retrouve dans le titre de son ouvrage de référence : "La Nuit obscure".

Wikipédia

La Nuit noire de l’âme, c'est une une sorte de « crise spirituelle », qui s’apparente à une dépression. 

Contrairement à celles ci, souvent, les nuits noires de l’âme ne sont pas liées

à un événement particulier mais à un "état d'esprit général" sur la vie et le monde.

Les symptômes semblent être un peu différents également. 

Vous êtes capables de fonctionner normalement au quotidien avec parfois des baisses

de régime où la seule issue est de rester allongée et d’attendre que ça passe

(quelques heures, une journée…), puis ça « va mieux ».

Au bout d’un moment, on s’est habitué à ces nuits noires de l’âme. 

On n'est pas au top de sa forme mais on s’y fait, on reste soi.

Il y a « simplement », un mal-être, un mal de vivre, une impression de n’être

plus grand chose.

On fonctionne en mode automatique au quotidien alors qu’à l’intérieur c’est un chaos sans nom.  

On pense que l’on est en dehors du chemin, qu’on a pris un mauvais virage et qu’on s’est écarté de nous-mêmes, écarté du chemin spirituel. On en vient à penser que le chemin que l'on empruntait jusqu'alors n’était qu’une illusion et que la vie matérielle / physique n’est que la seule qui existe. 

 

"L’ancien nous n’est plus et ou le futur nous n’existe pas encore." 

 

Qu'est-ce qu'on ressent durant une Nuit Noire ?

C’est un moment où l’on doute de tout, où l’on a plus la foi. Où on se dit qu’on

s’est fait dupé dans cette quête spirituelle.

Que ça nous a éloigné de la vraie vie, qu’on s’est menti à soi-même et qu’on nous a menti.

On en vient à dénigrer un peu le chemin spirituel, on n’est plus intéressée 

(tout en enviant un peu ceux qui y ont trouvé de vraies réponses).  

Si jamais on se dit qu’on va peut-être s’y remettre, les outils ne fonctionnent plus

comme ils fonctionnaient à l’époque.

La méditation, on ne sait plus ce que c’est, on n’y arrive plus.

La prière est dure à tenir, on ne croit même plus à ce qu’on dit, on espère plus ou moins

mais avec une certaine forme de cynisme. 

On a envie de fuir cette période de doute qui est tellement similaire à des sentiments

de dépression. On a envie de retourner à ce moment où on était dans ce bonheur sans nom,

on passe son temps à se dire « pourquoi c’est fini ? pourquoi je n’y arrive plus ? ». 

On a perdu toute connexion.

Au soi supérieur, au divin, aux guides…On ne peut plus communiquer avec aucune

entité ou partie de soi qui nous reliait vraiment à la source, à l’univers. 

 

Même notre âme semble nous avoir abandonné. Il ne reste donc plus que l’égo.

L’égo qui devient tout puissant. Notre mental tourne sans arrêt. On manque d’amour.

On manque d’amour pour soi et pour tout le reste.  

On finit par détester tous ceux qui nous empêche ou nous ont empêché d’être cette pure

lumière qu’on a eu l’impression d’être pendant une courte période.

On ne trouve plus aucun intérêt à rien, mais on le fait quand même.

L’égo est donc le seul maître à bord et il est content d'être malheureux. 

 

Il se dit que tout ça n’était qu’un leurre et qu’on est quand même plus en sécurité dans

le monde « réel », à poursuivre des objectifs matérialistes, comme tous les autres,

qui semblent finalement s’en sortir mieux que nous alors qu’ils ne se sont pas posés

la moitié des questions que nous on s’est posées. 

L’égo est tout ce qu’il reste de notre identité.

  

Dans le même temps, les autres lois cosmiques continuent quand même de fonctionner.

La loi d’attraction par exemple s’exécute correctement, malgré quelques couacs durant

la période, vous arrivez quand même à manifester des trucs sympas !

Et ça devient presque un problème parce que personne ne comprend pourquoi vous

vous sentez mal comme ça.

Vous allez voir une amie, vous dites

« je sais pas, je le sens pas, j’en ai marre, je me sens mal, je sais pas pourquoi,

tout est nul, ça sert à rien… » 

et en face la personne vous dit

« mais pourquoi ? t’as tout pour être bien ! Tout va bien, …t’as une vie cool ».

Donc tout va bien…. Et pourtant !  

 

On ne se sent pas appartenir à la planète Terre, le matériel nous semble nul, même si

parfois on se dit que ce serait la réponse que de fuir dans le matériel.

Et on ne se sent plus non plus dans une quelconque spiritualité, pas comme on l’a été

en tout cas.

 

Qu’est-ce qu’il se passe vraiment durant une Nuit Noire de l'âme ?


Dans le même temps, l'égo se met lui-même face à ses plus grandes peurs, :

on se retrouve dans des situations dont on n’avait pas du tout envie.

On ressent des trucs assez pénibles qui remontent à la surface parfois sans pouvoir

mettre des mots dessus.

J’ai été confrontée à des peurs qui remontaient à loin .... encore aujourd'hui!

 

celle d’être seule et abandonnée de tous en me retrouvant dans une ville seule,

loin de tous, à m’ennuyer

Celle d’avoir l’impression d’avoir « une vie à la c** » (telle que je la conçois

personnellement aujourd'hui),

c’est à dire vivre ou survivre avec un boulot pour acheter des vêtements, payer des factures.... 

Etc…

D’ailleurs c’est assez paradoxal car nous recherchons cette solitude qui nous exacerbe.

Et puis on vous dit Lâcher prise ….

Hum hum facile à dire hein ?! le mental est difficile à dompter.

 

Ces moments où plus rien n’a de sens, où l’on devient fou,

où le mental nous bouffe toute énergie, il y a un vrai travail qui se fait. 

On a l’impression qu’on a déserté le chemin spirituel

alors qu’en réalité on est en plein dedans.

On se nettoie. 

Extrait de Fanny

La nuit Noire de l'Âme

La nuit noire de l'âme
Quelle est cette étrange expérience méconnue,
qui semble pourtant toucher beaucoup d'entre nous ?

La « nuit noire de l’âme » est une expérience peu connue, et qui serait pourtant très répandue, en témoignent les nombreux récits sur le sujet. Elle se caractérise par une perte profonde de sens, sur notre vie et nos croyances ; une sorte de « dépression » de l’âme, qui plonge au cœur de nos peurs les plus profondes, et prépare à une véritable transformation intérieure. L’égo se meurt, le « vrai soi » s’éveille…

Ce sentiment de désolation spirituelle a été largement relaté à travers les siècles. Dans les écoles des mystères de l’Égypte antique, on essayait de le créer artificiellement, pour tenter d’atteindre un éveil « en accéléré ». Enfermé dans un sarcophage, l’expérimentateur était confronté à ses peurs intimes: l’obscurité, la solitude, la mort. Après quelques jours, le sarcophage était ouvert. Les survivants avaient réussi l’initiation. Dans la mythologie, on retrouve d’autres récits similaires, parfois appelés « voyage au bout de la nuit » ou encore « descente aux enfers ».

Le premier à avoir utilisé l’expression est le mystique Jean de la Croix, au XVIème siècle, dans son livre « La nuit obscure ». Les récits de nuit noire ont de nombreux dénominateurs communs. Elle touche très souvent des personnes qui cheminent, par le biais du développement personnel ou de la spiritualité, et qui pensent avoir trouvé une forme de vérité, de sérénité. Selon Jean de la Croix: « Plus les choses divines sont en soi claires et manifestes, plus elles sont naturellement obscures et cachées à l'âme. Il en est ici comme de la lumière naturelle : plus elle est claire, plus elle éblouit et obscurcit la pupille du hibou ; plus on veut fixer le soleil en face, et plus on éblouit la puissance visuelle et on la prive de lumière (…). De même quand cette divine lumière de la contemplation investit l'âme qui n'est pas encore complètement éclairée, elle produit en elle des ténèbres spirituelles. »

J'avais le sentiment d’avoir atteint l’éveil...

Ainsi, à l’image des premiers rayons de soleil qui viennent réchauffer la terre et chassent la pénombre, la nuit noire de l’âme crée une dynamique, un mouvement de vie, elle génère un changement en profondeur. Pour Fanny, une consultante en webmarketing âgée de 28 ans, « ça a commencé après un épisode extrêmement fort, ou j’avais le sentiment d’avoir atteint l’éveil, et d’avoir trouvé ma place. Puis ce sentiment s’est évanoui. Et toutes mes peurs sont ressorties. J’ai pensé que je serais comme ça toute ma vie, dans une tristesse, une colère omniprésente. Je me suis désintéressée de mon cheminement spirituel. J’ai eu l’impression que tout ce que j’avais appris était « n’importe quoi ».

Lors de la nuit noire, les personnes se rendent compte, et ressentent dans leur corps que tout ce qu’elles pensaient savoir, et qui était fabriqué par le mental, est erroné. Sans préambule, tout s’écroule. La paix apparente laisse alors place à une déprime profonde, un sentiment de vide qu’aucune activité ne trompe, qu’aucune lecture ou séance chez le psy ne semblent soulager. Selon Eckhart Tolle, qui raconte son expérience de nuit noire sur son site, ce sentiment a un sens précis, le retour « à un état d’ignorance où les choses perdent la signification que vous leur aviez donnée et qui était seulement conditionnelle, culturelle, etc. Vous pouvez alors regarder le monde sans imposer un cadre de signification fabriqué par le mental (…). C’est pourquoi c’est si angoissant quand cela vous arrive effectivement plutôt que de l’adopter vraiment consciemment. »

Thierry Pasquier, un docteur en pharmacie, a vécu cette traversée durant 23 ans. Dans sa 33ème année, alors patron d’un restaurant végétarien, créateur d’un éco village et professeur de Kundalini Yoga, son monde s’effondre. Sa voiture rend l’âme, ses deux chats meurent, sa femme le quitte avec l’un de ses enfants, sa maison est réduite en cendres par un incendie. Il comprend un peu plus tard qu’il traverse une nuit sombre de l’âme. Selon lui, elle serait le résultat « d’une déchirure que nous faisons entre nos vieilles habitudes cellulaires et un autre état d’âme lumineux dont nous n’acceptons pas encore l’intensité ».

Dans le cas de la nuit noire, l’obscurité peut se révéler de l’intérieur, sans forcément de cause extérieure connue, comme dans le cas de Thierry. Nous sommes confrontés brutalement aux racines de nos vieux fardeaux émotionnels, à nos peurs les plus profondes, dont certaines que nous n’avions même pas identifiés. Tant que nous n’avons pas vu nos peurs en face, le mental tourne en rond, l’égo est renforcé, un concept intellectuel en chasse un autre, mais aucun n’est réellement intégré par l’expérience du corps.

Heureusement, cette période initiatique ne dure qu’un temps.

Les peurs auxquelles nous sommes confrontées, très intimes, sont souvent bien supérieures à tout ce que nous avions connu, à la limite du soutenable. Tant que nous nous identifions à elles, le jeu de l’égo est entretenu, et elles sont alimentées. Thierry Pasquier raconte comment il a déjoué ce cercle pernicieux : « la meilleure chose à faire pour moi était de lâcher-prise sur la souffrance, sur ce qui était là. Juste observer la souffrance, sans mettre un couvercle dessus, ni la faire bouillir en mettant sous la marmite le feu du mental: « comme je suis nul, je tourne en rond, je n'arriverai à rien, j'ai gâché ma vie, je ne change pas malgré mes efforts, etc. » Simplement laisser pleurer le corps, le temps que ça dure, une heure, une journée, une semaine. » Ainsi, on se désidentifie de notre souffrance, on voit émerger notre « vrai » nous, notre « âme ». On reprendre le pouvoir que l’on a donné à notre peur. Tout comme dans le processus de deuil- celui de notre égo négatif -, le déni puis la dépression laissent place à l’acceptation.

Heureusement, cette période initiatique ne dure qu’un temps. Fanny raconte : « J’ai commencé à m’en sortir le jour ou j’ai touché le fond. C’était de mon anniversaire, j’ai passé la journée sur le canapé, les yeux dans le vide. Après plus de deux années dans cet état, je n’en pouvais plus. J’ai compris qu’il fallait que je m’abandonne, que je ne pouvais rien faire d’autre. Et le lendemain j’allais beaucoup mieux. »

D’après les récits, la manière dont une nuit obscure de l’âme se termine est souvent la même. On vit dans sa chair ce qui est souvent relaté dans les enseignements spirituels, ou les récits d’éveil : lorsque nous lâchons prise, nous nous rendons compte de l’impermanence des pensées et des émotions. Eckart Tolle explique: « (les personnes) s’éveillent à quelque chose de plus profond qui n’est plus basé sur des concepts dans leur tête : un sentiment plus profond de but ou de connexion avec une vie plus grande qui ne dépend plus des explications, ni de rien de conceptuel. »

Alors que des peurs profondes s’évanouissent et que les jeux du mental s’apaisent, on éprouve une énorme gratitude, un sentiment de libération très puissant.

Par la suite, même si des pans entiers de croyances sont tombés, l’apprentissage n’est pas terminé. Mais notre regard sur les jeux de l’égo a changé, et les leçons de vie semblent plus directes, plus rapides à intégrer. On se laisse moins happer par les vagues. Un espace de sérénité s’est ouvert et l’on peut continuer de le nourrir en soi.


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Message 28/09/2016 18:54

C'est ce que je vis ! Et je comprends pas car un travail sur soi devrait apporter une plus belle force mais c'est tout l'inverse je me sens encore plus faible, timide, perdue. Dans la spiritualité, on dit qu'il ne faut pas attendre le "matériel" pour être bien mais à croire que je le serais à ce moment là ce qui me laisse perplexe...

Yves 21/01/2016 11:33

Et quand on y est depuis toujours, ou presque, sans être bien clair sur la question de la foi, on est en dépression "ordinaire" ?

Muse 21/01/2016 14:30

Ne pas confondre avec une dépression qui est totalement différent. La Nuit de l'âme Noire est un "état d'être" que la dépression est un "mal être en Soi"

Lila 13/01/2016 10:53

Une question l'article ne précise pas si c'est une chose qui est récurrente cette traversée ? Quand ça arrive régulièrement est-ce que c'est normal ?

Muse 14/01/2016 00:25

C'est surtout une période qui peut être plus au moins long avec des hauts et des bas, c'est en fonction de chacun, de mettre des mots sur cette période je penses que c'est déjà une première étape allant sur la guérison ... il faut continuer d'avancer en s'obligeant à rester dans des vibrations plus élevées.