Edgar Cayce le prophète dormant

Publié le par Muse

Edgar Cayce doit son surnom de «prophète dormant» aux incroyables aptitudes médiumniques qu'il développait pendant des transes hypnotiques.

Cet homme très simple, tendre époux, père attentionné, photographe talentueux et amateur de jardinage, enseignant le catéchisme à l'école du dimanche, ne cherchait qu'à avoir une vie calme et tranquille.

Mais, comme il était aussi soucieux d'aider ses semblables, il a dû se résigner à plonger régulièrement dans un sommeil auto hypnotique afin d'effectuer ce qu'il appelait des «Lectures».

Lorsqu'il était en état de transe, Cayce était capable de disserter sur de nombreux sujets d'ordre médical, spirituel, philosophique, onirique, historique, économique et autres.

La transcription de toutes ces Lectures représente, encore aujourd'hui, une des plus importantes sources d'études sur les mystères de l'âme provenant d'un seul individu.


Pourtant, Cayce ne cessait de répéter :

«Je ne fais rien que vous ne puissiez faire»

car il disait n'appliquer que des lois naturelles que tout le monde pouvait apprendre à utiliser.

Mais Cayce était-il vraiment comme tout le monde ?

 

Un paysan du Kentucky Edgar Cayce est né le 18 mars 1877 dans une ferme du Kentucky.

Bien qu'il eut ensuite quatre petites sœurs, il aimait jouer avec des compagnons fictifs et racontait à ses parents ses visions surnaturelles et les conversations qu'il avait avec son grand-père défunt.

Edgar n'était pas un très bon élève.

Il n'avait appris à lire que pour pouvoir déchiffrer la Bible tout seul.

Il aimait se réfugier dans la lecture des Saintes Écritures qui lui apportaient tant de satisfaction qu'il résolut, dès son plus jeune âge, de relire intégralement la Bible chaque année de sa vie.

Et il tint la promesse qu'il s'était faite, d'où de fréquentes citations de versets dans ses propos.

Les histoires et personnages bibliques acquirent une place prépondérante durant toute son existence.

À 11 ans, alors qu'il avait déjà lu la Bible 3 fois, il partit lire les Écritures dans la forêt et prier pour obtenir le pouvoir d'aider son prochain, de l'aider à se comprendre lui-même et surtout de secourir les enfants malades.

Il fut alors brusquement environné par une lumière radieuse et sut que ses prières avaient été entendues et que ses vœux seraient exaucés.

Plus tard, pendant une épuisante leçon d'orthographe avec son père, il s'aperçut qu'il pouvait mémoriser le contenu d'un livre juste en s'endormant dessus, même pendant un court instant.

Puisqu'il n'avait plus de problèmes pour mémoriser ses leçons, son apprentissage scolaire s'en trouva grandement facilité mais, afin de soulager financièrement ses parents, il quitta malgré tout l'école à seize ans pour aller travailler dans la ferme de sa grand-mère.

Selon son fils, Hugh Lynn Cayce, ses talents de médium apparurent après qu'il eut reçu une balle de base-ball directement dans la colonne vertébrale alors qu'il avait quinze ans. L'accident le fit sortir de sa réserve habituelle.

Il se mit à s'agiter et à se battre, poussant des cris et lançant des objets.

Le soir même, Edgar sombra dans un coma pendant lequel, à la surprise générale, il demanda à ce qu'on lui mette sur la nuque un cataplasme spécial dont il donna les ingrédients, faute de quoi il ne reviendrait jamais à son état normal.

N'ayant rien à perdre, les parents s'exécutèrent et virent, après l'installation du cataplasme, Edgar s'endormir calmement.

Le lendemain, il avait retrouvé son état normal.

La famille Cayce s'installa à Hopkinsville où Edgar fit la connaissance de Gertrude Evans avec qui il se fiança le 14 mars 1897, soit 4 jours avant son vingtième anniversaire.

Ils avaient pour projet de se marier dès qu'ils auraient les moyens de fonder un foyer mais Edgar devait d'abord stabiliser sa situation professionnelle.


Une extinction de voix


Il eut différents petits postes dans des librairies ou grands magasins avant de s'associer à son père, alors agent d'assurances.

C'est alors qu'Edgar se mit à voyager, de ville en ville, vendant des assurances ainsi que des livres ou des fournitures de bureau.

Alors âgé de 23 ans, sa situation financière s'améliorait lui laissant espérer un mariage proche. Mais, après la prise d'un sédatif, prescrit pour cause de surmenage du fait de l’accumulation de ces petits emplois mal payés, il fut soudainement atteint d'une extinction de voix qu'aucun médecin ou spécialiste consulté n'arrivait à soigner.

Le corps médical le déclara incurable.

Incapable de s'exprimer, Edgar ne pouvait plus exercer son emploi de représentant.

Le photographe local lui donna l'opportunité de se reconvertir comme assistant laborantin, emploi pour lequel il n'avait pas besoin de la parole et qui lui donnait, au moins, l'opportunité de rester près de Gertrude et de sa famille.

Un jour, le célèbre hypnotiseur Hart vint à Hopkinsville.

À cette époque, le grand public se passionnait pour cette technique.

Informé de la maladie incurable d'Edgar, il voulut tenter de le guérir.

Dans une première séance, Hart suggéra à Edgar endormi de recouvrer la voix et les personnes présentes furent surprises d'entendre Edgar répondre d'une voix normale à toutes les questions qu'Hart lui posait.

Malheureusement, la suggestion ne durait que le temps de l'hypnose et sitôt les yeux rouverts, la voix s'envolait.

L'expérience fut retentée plusieurs fois mais toujours avec le même résultat : Edgar ne parvenait à s'exprimer que quand il était endormi.

Malgré tout, le résultat était suffisamment spectaculaire pour que les journaux locaux commentent l'évènement et que d'autres personnes s'intéressent à son cas.

D'autres hypnotiseurs vinrent tenter l'expérience mais Cayce résistait toujours à la suggestion post-hypnotique de garder sa voix.

C'est alors qu'Al Layne, simple gérant d'un magasin de mode sur Hopkinsville, mais passionné de médecine et d'hypnotisme, émit l'hypothèse que les résistances de Cayce indiquaient qu'il avait la capacité de s'endormir tout seul à volonté, autrement dit de s'auto-hypnotiser.

Il lui proposa d'entrer dans un état analogue à celui qui lui permettait de mémoriser ses livres de classe lorsqu'il était adolescent.

Fatigué par les nombreux échecs précédents, Cayce accepta de se livrer à cette ultime tentative.

Il s’allongea sur son canapé et s'endormit tout seul.

Au lieu de seulement lui suggérer de retrouver sa voix, Al Layne eut l'ingénieuse idée de lui demander de se prononcer sur les raisons de son problème en regardant à l'intérieur de son corps.

Edgar, à voix haute et intelligible répondit :

«Oui, nous voyons le corps. Nous constatons une paralysie partielle des cordes vocales, provoquée par une trop forte tension nerveuse.Il faudrait suggérer au corps d'amplifier la circulation du sang dans la zone malade pendant quelques minutes.»


Llayne s'exécuta et les assistants purent observer une subite rougeur empourprer la gorge de Cayce.

Puis, quelques minutes après, le dormeur ajouta :

«La maladie est guérie. Maintenant, suggérez à la circulation sanguine de revenir à l'état normal puis au corps de se réveiller.»

Lorsque Cayce éveillé vit qu'il avait retrouvé la voix, il se mit à chanter et crier comme un fou.

Ce jour-là, le 31 mars 1901, Edgar venait de donner sa première prescription ou première «Lecture», se rétablissant lui-même d'une maladie qui avait duré un an.

La première Lecture pour autrui Llayne, qui souffrait depuis des années de douleurs gastriques qu'aucun docteur n'avait su soulager, demanda si Cayce ne voudrait pas tenter de le guérir aussi.

Tout à l'euphorie de sa voix retrouvée, Cayce accepta de tenter l'expérience dès le lendemain.

Ne connaissant rien à la médecine, il refusa de lire les questions préparées par avance par Layne, mais, à son réveil, Layne lui apprit qu'il avait décrit tous ses symptômes et même préconisé certaines plantes médicinales, un régime et des exercices physiques.

Après une semaine, Layne, guéri et enthousiaste, proposa à Cayce de s'associer pour monter un cabinet ensemble.

En effet, tout le monde voulait savoir d'où venait la mine resplendissante de Layne et les demandes affluaient donc déjà.

Cayce qui, à ce moment-là, n'aspirait qu'à fonder un foyer avec Gertrude et vivre une vie de famille tranquille, était d'autant plus hésitant qu'il ne comprenait pas le phénomène et ne possédait aucune formation médicale.

Layne le rassura, sûr que ses propres connaissances en médecine lui permettrait d'identifier et donc de demander le remplacement d'un produit dangereux ou difficilement procurable, et lui parla de la responsabilité morale qu'il avait de mettre son talent au service de l'humanité.

Edgar accepta donc à la condition de ne jamais voir le patient ni de savoir son nom avant de s'endormir et d'arrêter immédiatement les lectures s'il émettait un jour quelque conseil dangereux.


Voyance sous hypnose


Le bouche à oreille aidant, les malades vinrent en foule.

Layne prenait les rendez-vous, préparait les remèdes indiqués et pouvait procéder à quelques manipulations ostéopathiques, selon des directives données par Cayce, car il avait étudié cette technique même s'il n'avait pas encore de diplôme officiel.

Aussi, Cayce vivait dans la crainte continuelle d'être accusé d'exercice illégal de la médecine ou, pire, de provoquer une mort.

Pourtant, dès qu'il décidait d'arrêter les consultations il perdait la voix et devait se donner une consultation à lui-même.


À chaque fois, il retrouvait la voix

«à condition d'accepter de recevoir de nouveaux malades.»

Considérant que c'était le prix de l'honnêteté absolue, Cayce refusait toute rémunération.

Dans la journée, il exerçait son métier de photographe et, le soir, poussé par sa famille qui lui faisait la morale en lui répétant qu'il devait mettre son don au service de son prochain, il allait chez Layne, mais toujours à reculons.

Gertrude s'inquiétait pour son fiancé car les mystérieux informateurs qui s'exprimaient par la voix de Cayce avaient, à plusieurs reprises, donné la recommandation de ne pas dépasser deux lectures par jour sous peine d'y perdre sa santé et même sa vie.

Arrivé chez Layne, Cayce s'allongeait sur un divan, croisait les mains au niveau du plexus solaire et se plongeait dans un sommeil auto hypnotique.

Une fois dans cet état de transe, il suffisait de donner le nom d'une personne et l'adresse où elle devait se trouver au moment de la lecture pour que Cayce pût parler d'elle et répondre aux questions qu'on lui posait à son sujet.

On demandait seulement au malade de rester à l'adresse donnée pendant l'heure de la lecture, si possible en priant ou méditant.

Cayce épousa enfin Gertrude le 17 juin 1903, après des fiançailles de plus de six ans.

Elle lui donnera 3 fils mais l'un d'eux ne vécut que 2 mois.

Un homme inculte devient médecin sous hypnose En 1909, Cayce, parti rendre visite à son père, fut présenté au docteur Wesley Ketchum qui avait entendu parler des Lectures par l'un de ses patients.

Comme il venait de se diagnostiquer une appendicite, il voulut en profiter pour tester le don du médium en vérifiant s'il allait être capable de la déceler.

Mais Cayce parla d'un trouble très différent et proposa un traitement simple.

Afin de le ridiculiser, Ketchum consulta un de ses confrères qui corrobora le diagnostic médiumnique.

À présent persuadé de la véracité des Lectures, le docteur Ketchum commença à recourir aux facultés de Cayce dans les cas difficiles qu'il rencontrait.

En 1910, il soumit un rapport à la Société Américaine de Recherches Cliniques où il qualifiait Cayce de génie en médecine.

Le résultat ne se fit pas attendre : le 9 octobre, le journal The New York Times publiait un long article intitulé :


«Un homme inculte devient médecin sous hypnose».


Les demandes de Lectures affluèrent de toutes parts poussant des admirateurs fortunés à fonder la Psychic Reading Corporation.

Puisque la source donnait de bons résultats du point de vue médical, les demandes pour connaitre les prochains tiercés, tirages de la loterie ou cours de la bourse ne tardèrent pas à arriver et Cayce dut rapidement fixer des limites car il ne voulait pas apporter à une personne un avantage injuste sur les autres.

Il s'était fixé pour règle de n'apporter une réponse que si elle pouvait être constructive pour l'individu.

Chaque demande d'assistance était tournée en demande de réflexion.


C'est ainsi que, si on lui demandait un conseil médical, il répondait :


«Que comptez-vous faire de votre existence si vous guérissez ?»


Sa femme Gertrude, qui était la mieux placée pour respecter la droite ligne de son mari, dirigeait les Lectures et Gladys Turner Davis, transcrivait tout ce qui était dit pendant les séances.


Évolution des Lectures


Au fil du temps, Cayce s'aperçut qu'il pouvait, endormi, disserter sur n'importe quel sujet.

Il accepta de mettre ses capacités au service de la connaissance et se hasarda à ne plus se contenter d'explorer le corps humain mais de s'intéresser aussi à l'esprit.

Les thèmes abordés et l'information transmise se diversifièrent considérablement.

C'est ainsi que l'on trouve des lectures traitant d'astrologie, d'astronomie, d'alchimie, de théosophie, de civilisations anciennes, de santé mentale, de méditation ou de yoga par exemple.

Mais ce qui nous intéresse, à nous spirites, c'est le jour où ce médium malgré lui, fervent protestant qui lisait entièrement la Bible chaque année et enseignait le catéchisme à l'école du dimanche, découvrit le concept de réincarnation.

Il faudra, pour cela, attendre le 10 août 1923, lorsque Cayce, invité par Arthur Lammers à se rendre dans un hôtel de Dayton, dans l'Ohio, pour y faire des séances de Lecture, découvrit, en écoutant la transcription de ce qu'il avait dit pendant son sommeil que, loin d'être un mythe, la réincarnation était un fait indubitable.

Lammers qui avait longuement étudié les phénomènes parapsychologiques et les religions orientales était aussi triomphant que Cayce était effrayé.

Son éducation, tendant à une acceptation littérale de la Bible, ne pouvait laisser place à l'idée saugrenue qu'un homme puisse vivre plus d'une fois sur cette planète.

Depuis plus de vingt ans, Cayce avait soulagé les maux de nombreux patients mais sans jamais entrer dans ce domaine interdit des forces occultes.

Pourtant les mots sortis de sa bouche étaient on ne peut plus clairs et les Lectures faisaient de plus en plus souvent référence à des vies antérieures ce qui consternait Cayce lorsqu'il découvrait ses propos une fois réveillé....

Il ne comprenait pas que cette «fantaisie indienne» se mêle aux enseignements du Christ et il dut faire un énorme travail d'étude et d'approfondissement pour vérifier si la Bible, à défaut d'utiliser le mot «réincarnation», en contenait au moins l'idée.

Avec l'aide de sa femme Gertrude, il interrogea la mystérieuse source d'information à laquelle il avait recours quand il était endormi, demandant par exemple :

Q : «Où la réincarnation est-elle enseignée dans la Bible ?»

R : «Dans l'Évangile de Jean et dans tout le reste en général.»


 La relecture de la Bible avec cette nouvelle conception vainquit ses dernières réticences et, dès lors, les Lectures thérapeutiques s'enrichirent de cette dimension supplémentaire, qui permettait, lorsque c'était nécessaire, de puiser dans les existences passées des enseignements destinés à améliorer les conditions de la vie présente.

Ces Études de vie qui prenaient en compte l'évolution de l'entité sur plusieurs incarnations fournirent, on peut s'en douter, un tout autre éclairage sur les difficultés à surmonter.


Le karma

 

La notion de karma apparait dans les Lectures et en vient à être précisée petit à petit.

Il en parle aussi à travers l'astrologie qui apparait, dans les informations données, en même temps que l'idée de réincarnation.

Si l'astrologie karmique occupe une place de plus en plus importante pendant les Lectures, Cayce dit aussi :


«Mais que ceci soit bien clair : aucune action d'aucune planète, ni les phases du soleil, de la lune ou de n'importe quel corps céleste ne peuvent transformer la règle du libre arbitre de l'homme : ce pouvoir que le Créateur a donné à l'homme dès le commencement, lorsqu'il devint une âme vivante, douée de la capacité de choisir librement pour son propre compte...»


Il faut dire que Cayce ne mâchait pas ses mots lorsqu'il avait à faire à une personne faisant preuve de lassitude, de passivité ou de plaintes continuelles et qui mettait cela sur le compte d'un malheureux karma.


À une jeune fille qui lui demandait :


«Y a-t-il une sorte de dette karmique dont je devrai m'acquitter auprès de l'un ou de l'autre de mes parents ?

Devrais-je rester avec eux jusqu'à ce que j'aie réussi à les adoucir à mon égard.»


Cayce répondit sur un ton cassant :


«Qu'est-ce qu'une dette karmique ?

Tu mélanges tout !

Tu embrouilles cette idée dans ton esprit !

Qu'est-ce que la vie sinon un don de ton Créateur, afin que tu puisses pleinement être Un avec Lui ?

Tes relations à ton prochain, à travers les différentes expériences des incarnations terrestres, s'éclairent à la lumière des forces créatrices, dans ta relation à l'acte en soi.

Et, plus précisément, pour tes relations personnelles avec ton père, ta mère, ton frère ou n'importe qui d'autre, ce qui compte c'est de te regarder en face, dans le cadre des relations mises en oeuvre par tes proches.

Il ne s'agit pas d'une dette karmique entre toi et tes parents ; c'est une dette karmique avec toi-même, qui doit être travaillée au moyen des relations familiales qui existent aujourd'hui.

Et cela est vrai pour chaque âme !» (Lecture 1436-3). La mémoire akashique


Pourtant, Cayce n'a jamais osé s'intituler guérisseur.

Il avait modestement accroché à la porte de son cabinet une petite enseigne :

«Edgar Cayce, psychic diagnostician».


En effet, Edgar Cayce se «contentait», endormi, d'aller lire des informations sur une entité (c'est ainsi qu'il nommait les sujets qui lui étaient présentés), d'où le terme de «lecture» et non pas de «consultation» comme on aurait pu s'y attendre.

Voici comment Cayce décrit ce qui lui arrive lorsqu'il est endormi :


«J'arrive dans un grand bâtiment, dans la salle des archives, où une main me tend un livre, ouvert à la page qui concerne telle entité ou tel évènement, et je n'ai plus qu'à lire ce qui la concerne...»

Il s'agirait du fameux Livre de vie dont parle l'Apocalypse ou de l'Akasha dans la tradition ésotérique occidentale.

«La lumière se déplace dans le temps et l'espace.

Et, sur cet écran, situé entre les deux, chaque âme écrit l'enregistrement de ses activités à travers les éternités.

Ces « mémoires » sont écrites grâce à la conscience de l'âme.

Pas seulement à travers sa connaissance consciente, pas seulement dans la matière, mais dans la pensée...

Sur le temps et l'espace sont écrits les pensées, les faits et gestes de chaque entité.

C'est ce que l'on a parfois appelé le Livre de la Mémoire de Dieu...

Ces enregistrements, donc, ne sont pas exactement comme des images sur l'écran, ni comme des mots écrits.

Mais ce sont des énergies qui restent actives dans la vie d'une entité et qui sont, comme on le pense bien, indescriptibles en mots.


Edgar Cayce et sa femme Gertrude Développement de l'activité


Ce n'est qu'à partir de 1924 que Cayce se résigna à renoncer à la photo pour être un guérisseur médiumnique à plein temps.

Cette même année, l'hôpital Cayce, où devait exercer du personnel capable de comprendre les traitements donnés par les Lectures, fut construit à Virginia Beach grâce à l'aide financière d'un jeune agent de change de New York.

Mais le manque de ressources financières, à la suite du grand krach de 1929, obligea l'hôpital à fermer en 1931.

C'est cette même année que, suite à un rêve fait par Cayce, fut fondée à Virginia Beach l'ARE dont un groupe d'étude et de prière en était le juste prolongement.

Durant la seconde guerre mondiale, la détresse était si grande de par le monde, que Cayce recevait de pleins sacs de courriers.

Soucieux d'aider un maximum de personnes, il augmenta les séances et fit, malgré les recommandations, jusqu'à 6 ou 7 lectures par jour jusqu'à tomber d'épuisement au printemps 1944.


L'héritage de Cayce

 

Lorsqu'il se désincarna, le 3 janvier 1945, au jour et à l'heure qu'il avait prédit, Edgar Cayce laissa 14 306 Lectures réalisées sur plus de 6 000 personnes pendant 43 ans.

Regroupées sous le titre général d'«Études» et augmentées des témoignages, rapports et suivis s'y rapportant, elles constituent l'ensemble le plus considérable de documents psychiques émanant d'un seul individu et restent disponibles pour le public au siège de l'ARE.

L'ARE qui ne comptait que quelques centaines de membres à la mort de Cayce en 1945 est actuellement une organisation d'envergure mondiale, dirigée par le petit fils de Cayce : Charles Thomas Cayce.

La clinique de l'ARE, à Phoenix en Arizona, est un des centres les plus importants de traitement holistique au monde.

La médecine holistique est une pratique visant à traiter la personne de façon globale (le corps et l'esprit) et non pas seulement la partie affectée par les symptômes.)

On y applique les principes et les remèdes de Cayce concernant la santé, en complément des pratiques médicales et chirurgicales traditionnelles.

Les groupes d'études et de prières ressemblent à s'y méprendre à nos réunions d'aide spirituelle.

À en croire Dorothée Koechlin de Bizemont qui écrivit de nombreux ouvrages sur Cayce et put bénéficier des bienfaits de ces séances, le groupe se réunit tous les mercredis et, après méditation, ils prient pour la guérison des vivants et des morts (simplement en disant tout haut les noms et prénoms) puis imposent les mains sur les personnes présentes qui désirent être guéries.


Cayce s'est longuement expliqué là dessus :

«Toute guérison vient de la même source.

Et qu'elle se fasse par la diète, ou par les médicaments, ou même par la chirurgie, c'est pareil : il s'agit d'amener à la conscience ces forces qui résident à l'intérieur du corps et qui sont le reflet de la Force Créatrice de Dieu»


«Par dessus tout, prie !

Pour tout ce qui concerne le corps, fais confiance aux forces spirituelles.

Car la prière des justes guérira les malades.

Sache que toute force, toute guérison, de quelque nature qu'elle soit, consiste à modifier les vibrations du Moi intérieur.

La guérison consiste à mettre les tissus vivants du corps en résonance avec les Énergies Créatrices (Dieu) (...)

Ainsi, par la prière, et si vous vivez jour après jour dans la ligne de votre prière, vous pourrez aider ce corps.»


Et lorsqu'on lui demandait si l'action de guérir en groupe est plus efficace que la guérison opérée par un individu isolé, Cayce endormi répondait :

«Lorsque deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d'eux. Ces mots furent prononcés par la Vie, la Lumière, l'Immortalité et sont fondés sur une loi.

Car l'union ne fait-elle pas la force ?

Et pourquoi ?

Parce que l'unité de buts, de désirs, dynamise les énergies qui résident à l'intérieur du corps et les met en mouvement.

La diversité des idées peut engendrer la confusion, mais les lignes de force regroupées sur une personne sont de nature à augmenter l'efficacité et l'influence de cette loi universelle qui produit la guérison.» .


Mais si le groupe peut aider sur une prière, il ne doit pas être un alibi pour fuir sa propre vie intérieure :

«L’Église est là, à l'intérieur de toi-même, et non pas dans un pape ou un prédicateur quel qu'il soit.

Ni dans un bâtiment mais en toi-même, puisque ton corps est le Temple du Dieu Vivant...»  


Sagesse et humilité


À une mère qui lu demandait comment réagir face au tempérament de son enfant afin d'en tirer le meilleur parti, Cayce répondit :

«Il ne s'agit pas tant de «réagir» que d’aller à sa rencontre !

Sois aussi patiente que tu voudrais que le soit ton enfant ; il sera alors plus patient avec toi.»


Cayce invitait souvent son auditoire à «tester» ses suggestions plutôt que de les accepter parce qu'ils «croyaient» en lui.

Il pensait que ses déclarations en état de transe n'étaient vraies que dans la mesure où elles mènent à une vie meilleure pour la personne à qui elles sont destinées :

«Si elles aident à faire de meilleurs maris, de meilleurs businessmen, de meilleurs voisins, de meilleurs artistes, de meilleurs hommes d'église, alors adhérez-y, sinon rejetez-les.»


Qu'il soit éveillé ou en transe, sa foi intense le ramenait toujours vers Dieu ou le Christ.

«Ce que tu dois savoir, c'est que c'est la loi du seigneur qui est parfaite, et non la conception que s'en font les hommes.

La loi s'appliquera.

Le feras-tu ?

Ou quelqu'un d'autre le fera-t-il à ta place ?

Celui qui cherche trouvera. Celui qui frappe à la porte, on lui ouvrira.

Tout cela est irréfutable, ce sont des lois immuables.»


Des centaines de livres ont été écrits sur la vie d'Edgar Cayce et sur l'étude de ses Lectures.

Nous vous invitons à vous y reporter afin de vérifier par vous-même que, même si Cayce parle peu des Esprits qui l'assistent mais dit aller chercher ses informations dans le Grand Livre de la Vie, l'enseignement qu'il en ramène ne contredit en rien la doctrine spirite, comme vous l'aurez certainement remarqué à travers les quelques extraits reproduits ici.


Étude de vie


Nous terminerons cet article par une Étude de vie dont nous avons tiré un passage qui peut s'adresser à la plupart d'entre nous.

Après quelques données astrologiques sur le thème de la personne étudiée, Cayce explique:

«Pour cette raison, il importe que l'entité se fixe constamment un idéal, non pour le besoin d'être idéal, mais plutôt pour disposer d'un modèle qui lui permette de juger ses propres actes.

Car tout idéal de justice ne peut jamais s'appliquer qu'à soi-même.

Car si tu disposes de la vie, tu dois la donner !

Comme les lois s'appliquent à la spiritualité, elles s'appliquent dans la pratique.

Car l'Esprit est le Fondateur ! Si tu veux avoir de l'amour, tu dois te montrer aimable.

Si tu veux avoir des amis, tu dois te montrer amical.

Si tu veux la paix et l'harmonie, cesse de ne penser qu'à toi, agis avec harmonie et paix dans tes associations.

Car chaque âme suit le processus de son développement pour devenir pleinement consciente de l'existence de son Créateur.


Le Seigneur a dit :

«Comme tu agis à l'égard du plus modeste de ceux que tu rencontres, jour après jour, ainsi tu agis à l'égard de ton Dieu.»

Ne sois pas déçu et ne te méprends pas.

On ne se rit pas de Dieu.

Car ce que l'homme a semé, l'homme le récolte et il est sans cesse confronté à lui-même !

Si tu essaies d'agir par toi-même, c'est alors le karma.

Fais plutôt le bien comme Il l'a fait, à ceux qui font preuve de haine à ton égard et là tu vaincras, quoi que tu aies fait à tes semblables !»

 

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