Interview d'Henry Vignaud Médium spirite

Publié le par Muse

Je voulais vous faire partager d'une interview d'Henry Vignaud, un des plus grand médium sprite français du moment :


 

Henry Vignaud : « Chaque médium a sa vocation »

 

 

Depuis la nuit des temps, les hommes s’interrogent sur la question de la vie après la mort.


 

L’Au-Delà existe-t-il ?

 

Si oui, à quoi ressemble-t-il ?

 

Et comment évoluent les esprits des défunts dans ce supposé autre monde ?


 

Tant de questions qui restent en suspens depuis des millénaires…

 

Certains êtres, véritables ponts entre deux réalités vibratoires, ramènent de leurs pérégrinations, des témoignages qui résonnent comme des évidences. C’est le cas d’Henry Vignaud, l’un des plus grands médiums spirites français de sa génération.

 

Depuis plus de quarante ans, cet homme généreux, communique avec les défunts avec empathie. Messager de l’Au-delà, il retisse le fil entre les personnes endeuillées et les esprits partis « là-bas ».

 

Henry Vignaud, qui met un point d’orgue à témoigner de la survie de l’âme après la mort, vient de signer « En contact avec l'invisible, témoignage sur l'au-delà ».

 

 

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Comment savoir si l’on est medium…ou schizophrène ?


 

Henry Vignaud : La psychose maniaco-dépressive ainsi que la schizophrénie sont envisagées, par la psychiatrie, comme des psychoses androgènes.

 

Elles seraient transmises par un facteur « héréditaire ». Les traumatismes moraux pourraient aussi contribuer à ce genre de déséquilibres psychiques.

 

En ce qui concerne la médiumnité, on peut dire que le contact s’établit par le biais du périsprit du défunt et par celui du médium. Je précise que tout dépend des affinités qui existent entre les deux « fluides ». Il peut y avoir attirance ou au contraire, répulsion, entre les deux entités.

 

Plus l’empathie et la compréhension existent entre les deux âmes, plus la communication est facile entre le défunt et le médium

 

L’esprit du défunt peut transmettre sa pensée, mais il peut aussi parfois exercer une action physique sur le medium. L’esprit peut faire agir, parler, paralyser le libre-arbitre du canal…

 

Il y a toujours des esprits positifs et d’autres négatifs…tout peut arriver ! Je connais des psychiatres et neuropsychiatres qui ont eu des cas de patients schizophrènes. Ces derniers étaient sous médication, bien entendu. Les traitements les plus efficaces sont ceux qui bloquent l’action de la dopamine. Ils rééquilibrent ainsi la biochimie du cerveau.

 

Parfois, ces patients avaient pourtant des instants de lucidité de clairvoyance et de médiumnité incroyables ! Il y a eu des études aux États-Unis, sur des gens schizophrènes sévères.

 

D’après les expériences mises en place, on a pu constater que ces patients avaient quelquefois une extralucidité, des instants de clairvoyance et de médiumnité purs.

 

J’ai eu une amie qui a été un très grand medium. Je parle d’elle dans le livre que j’ai publié cette année - « En contact avec l’invisible », chez InterEditions.

 

À la fin de sa vie, elle est devenue schizophrène. Par moments, elle souffrait durement de cette pathologie et à d’autres instants, son don naturel prenait le dessus, avec ses formes de clairvoyance percutantes.

 

Cette femme a mis fin à ses jours. Elle s’est manifestée à moi trois fois, après son décès brutal. Tout cela pour vous expliquer qu’il peut exister de vrais mediums avec des pathologies mentales.


 

 

Observer pour analyser la véracité des phénomènes


 

Henry Vignaud : La personne qui se pose des questions sur sa propre lucidité face à l’apparition de phénomènes hallucinatoires, auditifs ou visuels, doit avant tout observer le processus en amont et en aval.

 

C’est dans l’analyse du phénomène que l’on pourra voir s’il y a une réalité ou non. Il faut observer le plus possible les choses tant que l’on est encore dans l’intellect et la conscience de la vie. La personne qui est un tant soit peu équilibrée va pouvoir avoir un recul face à ses expériences.

 

Parfois, l’entourage peut offrir un effet miroir, et aider le sujet qui se pose des questions. Encore faut-il que les proches puissent entendre, écouter et comprendre… Certains n’auront malheureusement pas les moyens de vérifier les événements en toute objectivité.

 

Lorsqu’il y a un déséquilibre psychologique et émotionnel, on n’attire la plupart du temps que des entités peu évoluées. On peut aussi avoir des perceptions erronées. D’où une grande instabilité qui s’accentue au fil du temps…

 

Toute cette question est très complexe. Je veux juste faire une remarque qui a son importance : quand l’Au-delà aide à élargir les champs de conscience, de réceptivité d’un medium (pour certains missionnés), cela prend du temps. Il y a des étapes difficiles et d’autres, magnifiques.

 

C’est un long parcours initiatique.

 

Le sensitif doit, en toute conscience, s’élever spirituellement. Il faut qu’il fasse aussi attention aux parties égotiques de son être.

 


 

Quand avez-vous eu votre premier contact avec l’Au-delà ?

 

 

Henry Vignaud : Je raconte dans mon livre, cette médiumnité qui s’est invitée dans ma vie de gamin. Tout petit, des visages de défunts m’apparaissaient. Parfois, les esprits me montraient aussi leur vécu, via des scènes de leur vie.

 

J’étais un peu effrayé, mais le premier grand choc fut cette vision de pendu, dans la maison familiale.

 

Extrait du livre « En contact avec l’invisible » :

 

« J’ai sept ans. Avec ma famille, on habite une ancienne ferme, une masure sans confort. J’ai des bronchites chroniques à cause de l’humidité qui règne dans cette maison, située juste à la sortie de Royan. J’ai grandi entre la ville et la campagne.

 

Je partage ma chambre avec mes deux sœurs aînées. C’est la nuit et elles dorment dans un grand lit de l’autre côté de la chambre, d’où elles ne voient pas la porte. Depuis mon lit, en revanche, moi je vois la porte.

 

Elle n’est pas fermée et donne sur la cuisine. Juste de l’autre côté de cette porte, côté cuisine, il y a une dalle au sol, qui sonne creux, au point que ma mère a toujours eu peur qu’un jour elle s’écroule. Sous cette dalle de béton incertaine, il y a un puits de 18 mètres de profondeur, qui n’a jamais été comblé…

 

Ce soir-là, je suis allongé, mais je ne dors pas encore. Les yeux grands ouverts en attendant le sommeil qui ne vient pas, je regarde par la porte de notre chambre quand soudain, là, dans l’encadrement, juste au-dessus de la dalle, je vois une silhouette d’homme pendue au bout d’une corde.

 

Je sursaute de peur, je me cache sous les couvertures, mais la curiosité est la plus forte : je rabaisse les couvertures et je vois toujours ce corps, suspendu là. Quand j’ai raconté cela le matin, bien sûr, on ne m’a pas pris au sérieux.

 

On a mis ça sur le compte de l’imagination enfantine. Mais pendant des années la vision de ce pendu est revenue. Bien plus tard, mes parents ont appris que l’ancien propriétaire des lieux était mort dans la maison.

 

À l’époque, nous ne le savions pas : il s’était pendu ici même, au-dessus de l’ancien puits fermé par la dalle de béton incertaine…. 

 

 

 

 

L’Au-delà est un « ailleurs »

 

 

Henry Vignaud : L’autre choc que j’évoque aussi dans mon livre, concerne ce moment passé avec mes sœurs. Nous passions la soirée chez une amie avec d’autres enfants, dont la mère venait de décéder.

 

Nous avons vécu d’étranges phénomènes. Des portes s’ouvraient toutes seules. Nous avons assisté à l’incorporation d’un esprit masculin dans le corps d’une des jeunes filles. C’était terrifiant !

 

Extrait :

 

« Des phénomènes se sont succédé toute mon enfance, certains plus forts que d’autres. Peu après le pendu, il y a eu une autre manifestation. J’ai autour de 9 ans. Avec mes sœurs, nous allons passer la soirée chez une voisine qui a deux filles : leur mère est partie veiller une amie de Royan qui vient de décéder. Les filles de cette défunte sont, elles aussi, venues passer la soirée avec nous.

 

La plus jeune, Muriel, qui est dans la même classe que moi, ne sait rien du décès. On lui a dit que sa mère était partie en voyage. À un moment, je reste seule avec mes sœurs en bas.

 

Les deux filles de notre voisine et les deux filles dont la mère vient de mourir montent dans la chambre pour se coucher. Soudain, mes sœurs et moi, on entend la fille aînée de la voisine se mettre à parler avec une voix d’homme.

 

En même temps, la porte de la cuisine qui monte à l’étage, se met à s’ouvrir doucement en grinçant, alors qu’elle était bien fermée. En haut, la fille de la voisine continue de parler avec une voix d’homme, à laquelle par moments elle répond avec sa voix à elle, tout ça de manière saccadée.

 

Quand la porte de la cuisine s’est ouverte en grand, j’ai vu une silhouette apparaître et se déplacer vers l’escalier. Alors avec mes sœurs, on a entendu des bruits de pas monter l’escalier qui conduisait aux chambres.

 

Les pas reprenaient dès que la voix d’homme se remettait à parler. Cela a duré un long moment. On vivait un cauchemar éveillé !... »

 

Henry Vignaud : Finalement, ces phénomènes se sont amplifiés avec le temps. C’était le démarrage…

 

De rares camarades étaient au courant de mes expériences « paranormales ». Quand j’ai fait ma communion solennelle, j’ai suivi une retraite de trois jours. J’étais dans un petit groupe avec un prêtre. J’avais 11 ans.

 

Ce prêtre nous a parlé de l’Au-Delà. Il m’a regardé avec son sourire malicieux et il m’a dit « toi, tu es intéressé par tout cela ! » Je l’ai revu plus tard, et je lui ai dit, « je connais des choses sur l’Au-Delà ». Il m’a répondu « je sais tout cela ! ».

 

Ce n’était pas banal de rencontrer un homme d’église ouvert à cette réalité, dans le contexte cité ci-dessus.


 

 

Comment avez-vous appris à vivre en accord avec les esprits ?

Comment se manifestent-ils auprès de vous ?

 

Henry Vignaud : Je vis des phénomènes parapsychologiques étonnants, fascinants et en même temps, je connais des appréhensions et des peurs. J’ai toujours vécu avec cette notion de monde subtil, cela fait partie de moi.

 

Au départ, j’ai cru que ce que je vivais était normal. Comme je l’ai écrit dans le livre, c’est le regard des autres qui vous rend différent… J’ai évolué avec ces phénomènes, qu’ils soient positifs ou négatifs. La clairvoyance est par exemple quelque chose de fascinant.

 

Je dois avouer que cela avait même un côté jubilatoire quand j’étais jeune, lors de la venue des premiers flashs. Le phénomène de médiumnité est quant à lui souvent troublant dans différents domaines.

 

Je ne suis pas effrayé quand je suis en clairaudience, en pleine nuit. Mais cela peut être déstabilisant si l’expérience est teintée d’agressivité.

 


 

Les manifestations de l’Au-delà


 

Henry Vignaud : Quand je rencontre des personnes, j’ai une vision « interne » et « externe ». L’une peut prendre le dessus sur la seconde ou inversement. L’empathie joue un rôle important dans la connexion avec l’esprit du défunt.

 

Il faut qu’il y ait une énergie amie au niveau vibratoire.

 

Lors des communications, Il y a des sensations curieuses : On peut ressentir l’état d’âme de l’esprit, la joie d’être là, en contact avec un vivant, le caractère qu’il avait, les mimiques, les mots qu’il employait…

 

Je passe par des sensations vivantes, riches en émotions. Parfois, l’esprit se faire ressentir en densité. Il se place alors souvent à côté de moi. C’est comme si, par vagues, il faisait corps avec moi.

 

Ce qui est passionnant, dans toutes ces rencontres, c’est de voir par quelle force, par quelle ingéniosité, les esprits nous mènent vers une histoire, vers un message.

 

Chaque communication est unique. La surprise est toujours au rendez-vous.

 

J’ai une anecdote qui me vient à l’esprit : Lors d’une séance de voyance, je « vois » subitement un jeune homme défunt qui s’invite à ma séance. Cet individu est mort noyé. Étrangement, il rejoue, devant moi, la scène de sa noyade dans un lac…mais sur un ton humoristique. L’esprit a cherché à dédramatiser sa propre mort, en apportant une touche clownesque à son départ.

 

J’ai aujourd'hui cinquante ans, mais je suis toujours touché et admiratif par l’énergie et l’intelligence des esprits partis dans l’Au-Delà.


 

 

Avec votre expérience en la matière, savez-vous à quoi ressemble l’autre monde ?

 

 

Henry Vignaud : Je suis un médium à reconnaissance de l’esprit.

 

Il faut savoir qu’il existe différentes formes de médiumnité (mediums à incorporation, mediums écrivains…) Un grand medium brésilien, Chico Xavier, avait une grande mission, celle de décrire l’autre monde. Sa prose a été prolixe.

 

Chaque médium a sa vocation. Pour ma part, j’ai pour fonction de témoigner, d’apporter les preuves de survie aux vivants. Je ne suis pas programmé pour décrire l’autre monde, même si j’ai pu avoir des expériences directes dans l’Au-delà.

 

J’ai gardé en mémoire chacune d’entre elles. C’est évidemment inoubliable.

 

Extrait du livre « En contact avec l’invisible » :

 

Il s’agit pour moi de témoigner que la mort n’existe pas, qu’au-delà de toutes les illusions qui nous enferment, il y a la vie. Témoigner que le seul lien qui nous relie, les vivants et les morts, c’est l’amour.

 

Mais il n’est pas besoin d’être medium pour vivre cette dimension-là. L’amour est là, partout, c’est à chacun de faire un pas vers cette dimension du lien entre les êtres.

 

C’est là, dans l’amour que se trouve la continuité de la vie, par-delà la mort. C’est ce que je cherche à transmettre »


 

Voyage en terre inconnue

 

Henry Vignaud : Ce sont les décorporations qui m’ont conduit, en tant qu’observateur direct à découvrir quelques facettes de l’Au-delà.

 

Une fois, j’ai vu des plans avec des végétations incroyables. J’ai pu toucher « spirituellement », la matière, l’eau… C’est très bizarre, je naviguais dans l’éthérique.

 

C’était une époque où j’avais des problèmes de santé. Mon guide me conduisait dans de tels endroits pour me recharger. Je ressentais alors un souffle d’air complètement différent du nôtre. Cet air revivifiait mon corps astral. C’était extraordinaire ! À plusieurs reprises, j’ai été transporté dans de nombreux autres lieux.

 

C’est difficile à décrire avec des mots, vecteurs de sens. Dans un cas précis, j’ai vu plusieurs âmes entourant une personne décédée depuis peu. Elles aidaient le défunt à comprendre son nouvel état. Mon guide m’a entraîné là, afin que j’observe scrupuleusement cette scène.

 

J’ai vécu d’autres expériences plus personnelles.

 

 

Après le décès de mon père, mon guide m’a conduit auprès de lui, trois jours après son départ. Mon père, qui était de son vivant réfractaire à toute idée de vie après la mort, ne comprenait pas encore son état de défunt… Il a été surpris de me voir.

 

Je lui ai parlé. Cela a été un moment d’une grande intensité.

 

Quand les obsèques de mon père ont eu lieu, j’étais en plein déménagement. Je suis rentré dans mon nouvel appartement le lendemain de l’enterrement. J’ai ainsi dormi la première nuit dans ce nouveau lieu de vie.

 

Quelques jours plus tard, allongé dans mon lit, j’ai vu soudainement se superposer le visage de mon père à deux mètres au-dessus de moi ! Et là, j’ai été surpris par le corps minuscule de mon père. À cet instant, j’ai compris qu’il n’était pas encore dégagé…

 

Il est apparu de face avec son corps spirituel. Il n'était pas encore conscient de son nouvel état en tant qu'esprit. Pris par la stupeur, Je me suis instinctivement décorporé et mon corps astral s’est recroquevillé vers la fenêtre…. Mon père, lui, voyait mon corps physique étendu sur le lit, et mon « âme » cachée vers la fenêtre.

 

Lui aussi a été pris de panique ! Nous nous sommes faits peur mutuellement….je ris beaucoup de cette histoire, avec le recul ! Je parle de mes tranches de vie avec mon père, mais je tiens à préciser que je ne demande pas de manifestation de mes proches défunts.

 

Ce sont eux qui viennent à moi s’ils le désirent. Je pense intimement qu’il faut laisser les défunts avancer.

 

Et, donc, il ne faut pas trop les solliciter.

Je prie beaucoup pour eux.

Je conseille à mes consultants de ne pas abuser de ces contacts entre ciel et terre.

 

Il faut que chacun vive son parcours sereinement.

 


 

L’Au-Delà reste un mystère…

Que peut-on comprendre de cet autre monde,

si éloigné et pourtant si près de nous ?

 

 

Henry Vignaud : Je garde en mémoire tout ce que j’ai pu observer lors de mes sorties physiques : couleurs, végétations, harmonie, luminosité….

 

Mais l’important, est ancré dans l’ambiance qui se dégage de l’Au delà. Là-bas, tout est amour et compréhension. J’ai pu avoir des messages auditifs me parlant de Dieu, de l’amour universel, de l’énergie supérieure.

 

Il m’est arrivé de ressentir l’amour inconditionnel de Dieu…Tout cela peut sembler vague, mais une fois que vous avez respiré cet amour puissant et infini, vous comprenez l’essentiel.

 

La conclusion que je peux apporter sur le sujet de l’Au-delà, est que nous sommes dans l’amour et l’union de tout.

 

À tout jamais.

 

L’amour éternel est le secret.

 

 

Henry Vignaud dédicacera son livre « En contact avec l’invisible, témoignage d’un médium sur l’au-delà ( InterEditions), le mardi 4 octobre à 18 heures, à la Fnac Forum des Halles (Ier arrondissement) à Paris.

 

 

Source : besoindesavoir.com

Publié dans Actualité-Interview

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barot 17/04/2015 01:57

tout jour entre deux eau mai fabule mercie

Muse 20/04/2015 00:11

Merci