Les addictions

Publié le par Muse/CAK

Le tabac et l'alcool

 

Personne n’abuse sans conséquences. Les infirmités se copartagent avec les excès ; les obsessions chevauchent les déséquilibres.

Le fait de fumer ou de boire a des conséquences très sérieuses aussi bien sur notre corps que sur notre périsprit et nous pouvons évoquer les avertissements réitérés des guides spirituels qui nous éclairent quant aux préjudices que cela cause à la médiumnité.

 

 

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Altération du périsprit

 

Chacun sait à présent, grâce à la large diffusion des médias, les dégâts causés par les abus de l'alcool, du tabac et autres narcotiques.

Ces produits ont des effets destructeurs et irréversibles sur le corps humain, causant souvent la mort de ses usagers.

La doctrine spirite indique que ce corps physique est un prêt, cette enveloppe charnelle ne nous appartient pas, elle nous est "louée" afin de venir dans une vie terrestre et accomplir nos devoirs.

Ainsi si nous n'en prenons pas soin, nous devrons alors nous en expliquer là-haut, une fois notre désincarnation arrivée.

Nous avons donc des devoirs envers notre corps physique et nous ne devons en aucun cas l'altérer de notre propre chef et d'autant plus pour assouvir des besoins bien matériels.

Mais les Esprits supérieurs nous enseignent une chose bien plus alarmante : le corps physique et le périsprit étant liés, chaque abus (tabac, alcool, mais aussi alimentation et sexe) a un impact néfaste sur notre corps astral, laissant des séquelles spécifiques qui peuvent apparaître dès l'enfance dans la prochaine incarnation.

Par nos abus, nous créons donc les maladies et troubles physiques de notre prochaine vie.

De plus, ces vices ne trouvent pas le repos après la mort. Si on meurt fumeur, ou ayant une tendance à l'alcool, nous pouvons avoir la certitude que ce vice reviendra nous hanter.

On n’arrête donc pas de fumer en mourant si notre addiction n'est pas résolue ici-bas, pas plus que celle de boire ou de manger.

Dans l’ouvrage Nosso lar, le personnage André Luiz explique bien cela.

Après sa mort, il rencontre de sérieuses difficultés pour s’adapter dans l’au-delà :

 

« La faim me torturait, la soif me brûlait. De simples phénomènes prenaient une toute autre ampleur à mes yeux. Ma barbe poussait, mes vêtements commençaient à se déchirer sous les efforts de la résistance dans cette région inconnue.

Combien de temps dura ma demande ?

Combien d’heures consacrai-je à la supplication, les mains jointes,

imitant l’enfant affligé ?

Je sais seulement que la pluie de mes larmes lava mon visage ; que tous mes sentiments se concentraient dans la prière douloureuse.

Serais-je donc complètement oublié ? »

 

 

Perturbation des fluides

 

Les médiums reçoivent de leurs guides des instructions quant au régime qu'ils doivent suivre, ils conseillent de s'éviter tout excès alcoolique et de s’abstenir de consommer des narcotiques ; ce genre de vie est indispensable pour obtenir des manifestations d'un ordre élevé.

Le médium a donc des obligations morales, mais aussi physiques. Il ne doit pas oublier que les deux vont de pairs et ne jamais privilégier l'une d'elles au dépend de l'autre.

Il doit s'abstenir de ces vices.

Ils détruisent l'organisme, obscurcissent le raisonnement, imprègnent négativement les fluides qui seront mobilisés en faveur des envois de fluides ou des passes en direct.

Dans les centres spirites, les bons Esprits qui coopèrent dans ces activités, doivent redoubler leur travail afin d'annuler l'action maléfique des substances toxiques que nous absorbons.

A titre d’exemple, voici un récit amusant de l’intervention d’un guide spirituel pour aider son protégé, un excellent médium à phénomènes physiques, à se débarrasser de sa passion pour le tabac.

Depuis quelques temps, il y avait entre eux des discussions à ce sujet et une lutte sérieuse s’était engagé.

 

Un jour, le médium dit à son guide :

 

« Si tu m'enlèves le cigare, je cesserai de fumer. »

 

Le cigare qu'il tenait dans sa bouche lui fut immédiatement arraché et disparut. Mais on n'abandonne pas facilement une habitude enracinée ; le médium continua à fumer et finit par perdre ses facultés médiumniques.

 

 

Obsession et vampirisme

 

Le tabagisme comme l'alcoolisme ont toujours une cause obsessionnelle dans laquelle les Esprits inférieurs continuent à prolonger leurs vices à travers le corps des incarnés dépendants des mêmes vices.

Celui qui a une addiction devient prisonnier d’anciens fumeurs et alcooliques désincarnés, qui ne pouvant assouvir ces penchants faute de corps charnel, se transforment en véritables artistes de la vampirisation des incarnés.

Ils se complaisent, grâce à leurs intermédiaires, dans les vapeurs éthyliques ou les fumées de cigarettes.

En voici un exemple pour illustrer cela, il se déroule dans une résidence à Rio de Janeiro. A l’entrée d’un appartement, deux désincarnés discutent.

Dans le salon principal, vautré sur un canapé, un homme, Cláudio Nogueira lit un journal avec attention. La pièce était décorée avec goût, seule une bouteille de whisky détruit l’harmonie. Subitement, les malheureux désincarnés qui étaient à l’entrée, apparaissent et s’adressent grossièrement à Cláudio.

L’un d’eux lui frappe sur l’épaule et crie :

 

- Je veux boire, mon cher, je veux boire !

 

Bien qu’il ne peut déceler cet appel par ses sens physiques, Cláudio, qui s’harmonise avec cet Esprit, abandonne l’article politique qu’il lisait et sans qu’il puisse expliquer pourquoi sa pensée prend une autre direction.

Boire, boire !… et la soif d’alcool prend forme dans son esprit. Le partenaire désincarné lui gratte la gorge. Cláudio se sent énervé.

La gorge lui semble très sèche. Il faut qu’il se calme.

L’Esprit très perspicace se rend compte de son adhésion tacite et se colle à lui. Cláudio absorbe le désincarné comme un pied s’ajuste à la chaussure.

Ils se fondent en un comme s’ils habitent le même corps.

Ils se lèvent en même temps et, incorporés l’un à l’autre, empoignent la bouteille.

La goulée descend dans la gorge et les deux drogués claquent leurs langues en même temps, puis ils se séparent ; Cláudio s’apprête à s’asseoir lorsque l’autre Esprit s’approche et proteste :

 

- j’en veux aussi, j’en veux aussi !

 

Absolument passif devant l’assaut, Cláudio reconstitua de façon mécanique la sensation de soif. C’est une association naturelle qui s’est mise en place où l’incarné, Cláudio subit l’action des deux Esprits de façon totalement inconsciente puisqu’il ne les voit pas et ne les entend pas.

 

La Méthode Chico

 

Médium exceptionnel, Chico Xavier a souvent été interrogé à ce sujet ; il nous apprend que dans la nature rien ne se fait avec violence c’est pourquoi les addictions doivent être soignés avec respect et éducation pour être plus facilement maîtrisés.

Voici l’exemple qu’il nous donne :

 

Une dame distinguée de Rio fumait sans arrêt cigarette sur cigarette. Elle fumait en se plaignant de son vice exagéré. Chico buvait son café et l'écoutait. Répondant à une interpellation de la fumeuse, Chico répondit :

 

"Oui, chère sœur, le problème du tabac est très délicat et difficile à résoudre. C'est comme toutes les habitudes fermement ancrées dans notre psychisme. Nous ne pouvons expulser brusquement nos vices car nous serions menacés de leur retour soudain.

Dans le cas du tabac, nous devons penser ainsi : la cigarette est si bonne, elle nous a accompagné pendant tant d'années, elle nous a aidé à contenir notre nervosité, elle a été notre amie fidèle dans la résolution de tant de difficultés. Mais nous devons croire en nos paroles car si nous avons fumé pendant des années et que nous voulons nous en libérer, c'est parce que nous n'avons plus besoin de tabac.

Dès que le spirite sentira ce souhait comme une nécessité impérieuse, la cigarette collaborera naturellement à cette libération. Pour faciliter la tâche, nous pouvons prendre des médicaments homéopathiques qui nous aideront également dans notre volonté de ne plus fumer."

 

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L’évolution prend du temps

 

Une seule vie ne suffit pas !

 

Comme la nature, prenons du temps. Prenons du temps pour nous analyser, pour comprendre nos imperfections puis pour chercher tranquillement des moyens de nous modifier.

 

Parfois, il faudra plus d’une vie pour venir à bout des habitudes enracinées dues à la culture du pays ou de la région où nous sommes réincarnés.

 

D’autres fois, l’addiction sera une manière de s’évader, pour fuir une responsabilité, jusqu’au jour où l’on comprendra qu’il faut faire face et trouver des réponses et en face de nous, il y a l’éternité pour cela…

Publié dans Spiritualité

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