Une foule d'esprits

Publié le par Muse

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Une foule d’Esprits De l’influence des Esprits familiers et des conséquences d’un engagement

Nous vivons dans un univers qui se présente sous deux formes : l'une, visible et matérielle, dans laquelle habitent les êtres incarnés ; l'autre, invisible et immatérielle, dans laquelle habitent les êtres désincarnés, ceux qui ont perdu leur enveloppe physique et qui sont retournés à leur monde originel.

Le monde matériel commence justement là où l'invisible et l'immatériel finissent.

Ces deux mondes se juxtaposent car toutes les intelligences concourent à l’œuvre générale quel que soit son degré d’avancement.

Chacun, incarné ou désincarné, depuis le plus bas jusqu’au haut de l’échelle, s’instruit, s’entraide, se prête appui, se tend la main pour atteindre le sommet, volontairement ou non.

Ainsi, la solidarité entre le monde spirituel et le monde corporel se met en place afin que se perpétue la continuité des rapports et que se grandissent les sympathies véritables.

Cela explique pourquoi les désincarnés ne s’éloignent guère du monde terrestre.

Nous sommes tous liés les uns aux autres, soit pour des raisons matérielles, soit pour des raisons affectives.

Mais comment comprendre ces êtres invisibles qui sont constamment auprès de nous ?

Comment savoir ce qu’ils veulent ?

Cette appréciation demande beaucoup de sagesse et de persévérance et ce n'est qu'après des années de réflexion et d'observation qu’on l’acquière.

Comme on apprend à connaître les hommes, à juger leur caractère, à se garer des embûches dont le monde est semé, on apprend aussi à connaître les désincarnés.

Cette connaissance de l'humanité invisible est plus difficile à acquérir et l’aide d’un centre spirite devient indispensable.

Ce monde invisible est, sur une plus vaste échelle, la reproduction, la doublure du monde terrestre.

Tous les Esprits n’ont pas une perception juste de la vérité et de la science.

La supériorité intellectuelle et morale ne s'obtient que par un travail lent et continu, par l'accumulation de progrès réalisés au cours d'une longue série de siècles.

L'Esprit désincarné se retrouve au-delà de la mort tel qu'il s'est fait lui-même pendant son séjour ici-bas.

Il n'est ni meilleur ni pire.

Pour dompter une passion, corriger un défaut, atténuer un vice, il faut parfois une existence entière ou plus.

Il en résulte que, beaucoup d’Esprits, comme beaucoup d’hommes, restent tourmentés à cause de drames ou de résolutions non prises.

Par ces tourments, on peut dire que ce monde occulte n’est pas loin du monde corporel et grâce aux explications de la doctrine spirite, on s’aperçoit que ce monde invisible réagit sur le monde terrestre.

Les morts influencent les vivants, les guident, les inspirent à leur insu.

Ceux qui ont dépouillé le vêtement de chair assistent ceux qui en sont encore revêtus. Ils peuvent les stimuler dans la voie du bien ou, selon leurs connaissances, les pousser vers d’autres voix plus obscures.

On peut appeler ceux-ci des Esprits inférieurs, comprenant difficilement ce que sont les aspirations élevées.

Se complaisant dans la matière, ils se mêlent à notre vie, ils participent à nos activités et se sentent unis par des analogies de caractère ou d'habitudes.

Parfois, ils cherchent à dominer et subjuguent les personnes faibles qui ne savent pas résister à leur influence.

Pour cela, ils agissent sur les fluides en les manipulant comme on manipule des gaz, avec l'aide de la pensée et de la volonté.

La pensée et la volonté sont aux Esprits ce que la main est à l'homme.

Par la pensée, ils impriment à ces fluides telle ou telle direction ; ils les agglomèrent, les combinent ou les dispersent ; ils en forment des ensembles ayant une apparence, une forme, une couleur déterminées ; ils en changent les propriétés en les combinant suivant certaines lois.

Quelquefois, ces transformations sont le résultat d’une intention car il suffit à l'Esprit de penser à une chose pour que cette chose se fasse.

Si les Esprits supérieurs ne se manifestent que dans les cas où leur présence peut être utile et faciliter notre amélioration, les Esprits moins avancés interviennent très souvent, ils se sentent indispensables et pensent que leur aide est essentielle.

Au cours d’une vie terrestre, ils sont donc des milliers à nous solliciter sans cesse et c’est à travers un apprentissage que nous pouvons repousser ces intrus.

Outre ceux-ci, nous avons aussi dans la vie de chaque jour, d’autres Esprits qui nous entourent et que l’on nomme des Esprits familiers.

Ils sont soit des Esprits de personnes désincarnées que nous avons connues dans notre vie en cours, comme une grand-mère, un grand-père soit des Esprits côtoyés dans une autre vie comme un ancien mari, un fils, etc.

Ils sont comme les membres de notre famille, mais du côté invisible.

Ils exercent une influence non négligeable sur notre vie quotidienne comme peuvent le faire les personnes physiques de notre environnement car ils nous aiment et désirent notre bonheur.

Mais comprennent-ils les choix que nous faisons ?

Acceptent-ils facilement nos orientations ?

Sont-ils d’accord avec ce que nous entreprenons ?

Pour toute réponse, voici un exemple qui illustre cette situation.

C’est ainsi que dans notre centre spirite, nous avons enregistré il y a quelques mois l’adhésion d’une jeune femme Ghislaine qui très vite a été convaincue par les bienfaits de la doctrine spirite.

Elle-même, médium, avait de fréquentes manifestations physiques chez elle depuis des années, dont elle ne comprenait pas le sens, et sa vie de famille en était gravement perturbée.

En s’instruisant, elle découvrit le sens de la médiumnité, puis des liens de parenté, d’une vie antérieure, se sont révélés entre elle et Catherine, médium de notre centre.

Cette dernière, quelques jours avant les faits qui vont suivre, entendit le message suivant qu’elle ne comprit pas : «une armée arrive».

Deux semaines plus tard, elle tomba malade de la grippe qui provoqua un affaiblissement de son organisme.

Le temps passa et Catherine ne se rétablissait pas, sa tension ne remontait pas et des douleurs étranges s’installaient, sans cohérence avec l’état grippal.

Médium clairvoyant, elle s’aperçut que des Esprits autour d’elle la vidant de ses fluides vitaux.

Durant plusieurs jours et plusieurs nuits, ils l’empêchèrent de dormir, veillant à tour de rôle à la maintenir dans cet état.

Ils emprisonnaient ses pensées, les enveloppant dans un fluide lourd comme la chenille dans sa chrysalide.

Ils renvoyaient ensuite sans cesse ces mêmes pensées vers la malade afin d’annihiler toute réaction.

Ce processus obsessionnel créait une angoisse au médium en lui ôtant progressivement ses forces mentales et physiques.

Une vision lui apparut du Christ en croix dans la lumière, symbole d’une épreuve qu’elle avait à subir.

A force de prier, Catherine finit par discerner la présence d’une grand-mère avec six autres Esprits habitués à exécuter de basses besognes.

Devant la gravité de la situation, Ghislaine et Catherine échangèrent leurs informations.

Elles comprirent qu’il s’agissait bien de la grand-mère de Ghislaine, hostile aux nouvelles activités de sa petite fille.

Une dispute intervint entre l’Esprit et l’incarnée qui demanda à sa grand-mère de la laisser libre de ses choix et lui affirma qu’elle ne plierait pas à ses exigences.

La malade entendit : «Tu as gagné une bataille mais pas la guerre», phrase couramment utilisée par l’entité de son vivant confirmant ainsi son identité. Après la reddition de la grand-mère, l’armée partit en déroute rapidement, abandonnant l’un après l’autre leur poste de torture.

De son vivant, cette grand-mère était très attachée à sa petite fille l’entraînant vers des pratiques occultes éloignées de la morale spirite.

Une fois désincarnée, croyant toujours être de bons conseils pour sa protégée, elle ne voulait pas la voir intégrer un groupe spirite dont la vocation est la charité et l’aide à son prochain.

Elle a agi de la même manière que des parents sur le plan physique qui veulent imposer sans comprendre et par tout moyen leur conception de la vie à leurs enfants.

Ces interventions d’Esprits familiers sont très fréquentes.

Elles expliquent notamment un grand nombre de défection dans les rangs des nouveaux adhérents des groupes spirites.

Ces familles invisibles qui ne souhaitent pas voir leur protégé suivre une voie qu’elles ne comprennent pas ou qui les effrayent, usent de tous leurs moyens de pression pour les éloigner du groupe.

Ils agissent ainsi directement sur la personne ou sur son entourage.

C’est un enseignement à ne pas négliger et un avertissement à donner à tout nouvel adhérent.

Tous les groupes ont eu à subir ces départs parfois surprenants.

C’est une prise de conscience nécessaire afin d’éviter les écueils qui font qu’un groupe peut se disloquer sur des faits en apparence anodins.

Toutefois si la grand-mère et ses troupes ne semblaient plus être mêlées à des agissements, la guerre n’était pas encore gagnée.

L’obsession perdurait chez Catherine, quatre autres Esprits avaient pris le relais. Ils étaient entraînés cette fois par un cardinal et une commère.

Deux autres Esprits un peu plus inquiétants, habillés en moine semblaient épier et diriger toutes ces manigances.

L’obsédée continuait à perdre de sa vitalité plongeant parfois dans une sorte de coma. Les raisons de ce déchaînement devenaient un peu plus claires.

Depuis plusieurs années, au sein du centre, trois médiums se réunissent chaque semaine, le mardi, formant un groupe d’expérimentation voulant apporter des preuves de la survie de l’âme et de l’existence d’un monde spirituel vivant et actif.

Ils cherchent à créer les conditions morales et fluidiques pour l’obtention de phénomènes tels que l’écriture directe, l’apport de fleurs…

Ce groupe est constitué de la médium malade et de deux autres médiums du centre : Maurice et moi-même.

Depuis quelques mois, la nouvelle adhérente, Ghislaine a intégré ce groupe afin d’apporter des fluides plus matériels faisant défaut à ces réunions.

Il devenait évident que l’objectif de tous ces Esprits manipulés par les deux moines était de faire échouer le travail d’expérimentation.

Une réunion médiumnique fut organisée afin de les laisser parler.

Le cardinal et la commère vinrent rapidement se manifester, puis apeurés, ils laissèrent la place aux deux moines.

Les uns comme les autres confirmèrent que leur but était bien de faire obstacle à nos recherches qui n’entraient pas dans le cadre de l’église catholique et que ce n’était pas à des mécréants d’apporter les preuves de l’immortalité de l’âme.

Comme dans notre monde, les Esprits s’entendent par affinités, la grand-mère de Ghislaine, très contrariée, s’affolait, elle aimait sa petite fille, elle avait l’impression de la perdre.

Elle aurait fait n’importe quoi pour la retrouver, la posséder et vivre à nouveau à côté d’elle.

Nous ne doutions pas un seul instant que ces moines étaient venus à cause d’elle, cependant, rien sur le plan terrestre ne présageait de ce qui allait se passer.

Au cours d’une de nos séances, nous avions appris que des liens unissaient les membres de notre groupe du mardi. Maurice et Ghislaine notamment avaient été frère et sœur dans d’autres vies et également conjoints.

Des liens sentimentaux très forts les liaient par delà les incarnations.

Très éprouvés par ces évènements, nous étions moins attentifs et, peu de temps après ces évènements que je vous ai contés, le comportement de Ghislaine et Maurice changea : une connivence s’installait entre eux, des liens invisibles se tissaient sous le regard manipulateur et l’influence sournoise de la grand-mère, qui n’avait rien changé de son objectif : diviser pour retrouver sa petite fille.

C’est alors que quelques jours plus tard sans motif apparent, sans dispute préalable, ils nous informèrent avec arrogance et une méchanceté dans le regard qu’ils ne travailleraient plus avec nous, qu’ils quittaient le centre de façon irrévocable.

Ils avaient eu des visions qui leur ôtaient toute confiance en nous. Aucune autre explication ne nous fut donné, aucune discussion ne fut possible. En quelques secondes, la scène était jouée.

Avant de venir au centre, Ghislaine subissait sa médiumnité et vivait recluse dans son appartement.

Deux années passées au centre lui ont permis de prendre confiance en elle, de constater que les phénomènes médiumniques qui se produisaient autour d’elle étaient finalement naturels.

Elle a appris à éduquer sa médiumnité et à ne plus se croire folle, en dehors du réel.

Toutefois cet apprentissage n’a pas été suffisant et les écueils du passé ont ressurgi l’entraînant de nouveau sous l’influence du monde des Esprits.

Souhaitons que ce passage dans notre centre lui aura été malgré tout salutaire et que, bien qu’une partie d’elle-même soit retourné dans le monde spirituel, elle puisse continuer à vivre normalement dans notre monde matériel.

Maurice est un médium délicat qui a passé six ans auprès de nous.

Le spiritisme lui a permis de surmonter plusieurs épreuves dans sa vie et, au bord du gouffre, il avait su jusqu’ici réagir à temps.

Dans notre centre, il a toujours été veillé et préservé des mauvaises influences du monde spirituel.

On le savait fragile et il était volontaire et travailleur, il était apprécié pour sa gentillesse et ses paroles réconfortantes.

Il avait assimilé petit à petit toutes les connaissances intellectuelles de la doctrine spirite qui auraient du lui éviter de tomber dans le piège des Esprits malveillants et de l’influence du passé.

L’épreuve est parfois trop difficile à vivre, la nasse se referme sur sa proie et le réveil est souvent douloureux.

Le spiritisme est une science, une philosophie, une morale dont il faut pratiquer, apprendre et vivre chaque instant.

Mais il faut par dessus tout en comprendre le sens, s’en imprégner et en connaître toutes les difficultés afin d’éviter les écueils que l’on peut rencontrer.

Le spiritisme n’impose rien, il parle à la raison et il demande un équilibre psychique parfait pour ne tomber dans aucun des excès qu’il peut entraîner que ce soit l’euphorie ou le rejet.

Il y a un juste milieu que l’on trouve dans la démarche personnelle et dans les échanges au sein d’un groupe fraternel, aux idées nobles et structurées, ouvertes sur notre monde.

Lorsqu’un groupe subit une telle tempête, il ne peut que resserrer les liens qui unissent ses membres.

Pour ceux qui avaient mis leur confiance et leur espoir dans ce frère et cette sœur, un sentiment de colère peut naître à l’égard de ces déserteurs laissant un parfum de trahison.

Mais l’amitié qui les unissait est plus forte, laissant place au pardon et à la compréhension.

Le temps passé à instruire, à prévenir, à réconforter n’est jamais perdu et seule l’aide apportée au cours des mois et des années est importante si elle permet à chacun d’avancer, de progresser.

Nos prières les accompagnent sur le chemin épineux de la vie.

Nous avons compris que ces Esprits, que ces frères avaient été mis sur notre route par nos Esprits instructeurs pour notre progression.

Nous devions comprendre l’importance des liens qui nous unissaient et la nécessité de les resserrer encore, afin de contourner les obstacles qui ne manqueront pas.

C’est l’apprentissage indispensable pour accéder à des plans supérieurs par le détachement de l’âme et la recherche de l’unité. Nous sommes tous là pour apprendre, tendre la main à ceux qui chutent et comprendre que nous avons un chemin commun à prendre et qui nous conduit à cette vérité que nous fuyons : : le monde des Esprits est aussi réel que le monde des hommes et l’influence réciproque des uns envers les autres est permanente et indispensable pour que progresse l’humanité.

Publié dans Spiritualité

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Al 29/12/2012 01:15


Hello,


Merci pour ce partage


est ce que vos amis medium ont aussi des blogs que je pourrais lire?

Muse 29/12/2012 05:32



Bonjour,


Non malheureusement il est encore difficile pour certains de partager ses propres expériences.


Pourtant ce serait tellement enrichissant!


Cordialement.